Roanne : 563 objets du musée d'archéologie ont disparu

Un inventaire global du musée a permis d'établir que de nombreux objets manquaient à l'appel.

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Fin 2015, le musée de Roanne a terminé un inventaire complet de ses collections qui n’avait jamais été réalisé jusqu’alors. Il s’agit d’un récolement rendu obligatoire par une loi de 2002 relative aux musées. Il a permis d’établir qu’il manquait 563 objets. Deux plaintes ont été déposées. La première à la demande du musée du Louvre, qui avait mis en dépôt un tableau lui appartenant, Les mendiants de Ronot. Celui-ci était exposé jusqu’en 2002 et aurait disparu en 2006. L’autre plainte concerne une partie d’un trésor médiéval du XIIIe siècle. Il avait été découvert par un particulier enterré le long de la rue de Charlieu. Comme il était sur un terrain appartenait à la Ville de Roanne, 50 % étaient revenus à l’inventeur (1) et l’autre au musée. Une partie de ce trésor conservé dans les réserves du musée a disparu, probablement dans les années 1990. Le préjudice est estimé à 50 000 euros.

Le musée a toujours l’espoir de retrouver certaines pièces

Pour les autres pièces manquantes, le musée a toujours l’espoir d’en retrouver certaines. « Ça ne veut pas dire qu’elles sont définitivement perdues ; on est en train de prospecter pour voir si elles ne sont pas dans d’autres musées, indique la conservatrice Camille Perez. On verra après si on dépose d’autres plaintes. En allant voter, j’ai par exemple retrouvé un tableau dans le bureau de vote qui appartenait au musée puisqu’il avait un numéro d’inventaire. »

25 316 œuvres retrouvées lors du récolement

Ce récolement a permis d’identifier précisément toutes les collections du musée. « Quand je suis arrivée, on m’a dit qu’il y avait 12 000 pièces. Le récolement a permis de voir qu’il y avait 28 075 œuvres, dont 25 316 ont été retrouvées », poursuit la conservatrice. Ce qui fait 10 % de la collection manquante. Mais, la disparition de plusieurs d’entre elles avait été identifiée par le passé. « Il y a des monnaies d’or qui avaient été dérobées pendant la Première Guerre mondiale : une dizaine en 1916 et le reste en 1917. Il y a aussi eu des collections détruites. Des archéologues ont, par exemple, détruit des tessons de céramique en estimant qu’ils n’avaient aucun intérêt. Il y a aussi une collection d’histoire naturelle qui a été détruite parce que les animaux empaillés étaient pourris. » Une fois terminé, ce récolement est transmis à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), qui représente l’État.

Kévin Triet kevin.triet@leprogres.fr



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